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Jumat, 07 Februari 2020

Ce que j'ai voulu taire

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Category: Boutique Kindle,Ebooks Kindle,Littérature

Ce que j'ai voulu taire Details

« J'ai voulu me taire... Parfois ce n'est pas la réponse la moins dangereuse. Rien n'irrite autant l'autorité qu'un silence qui la nie. » Longtemps présumé perdu avant d'être retrouvé et de paraître en 2013 à Budapest, Ce que j'ai voulu taire constitue le dernier volet inédit des Confessions d'un bourgeois. Le récit se construit autour de deux dates : le 12 mars 1938, lorsque l'Allemagne nazie annexe l'Autriche, et le 31 août 1948, lorsque l'écrivain et sa famille quittent la Hongrie, désormais pays satellite de l'U.R.S.S.Mêlant confession intime et analyse historique, Márai évoque cette période cruciale de la Hongrie, auscultant une société tiraillée entre désir d'indépendance et rêve de grandeur nationale qui va finir par servir l'Allemagne nazie. Véritable réquisitoire contre le fascisme et la barbarie, le récit révèle un humaniste engagé, un homme conscient qui aspire à une autre voie que celle de l'Etat totalitaire dans laquelle le pays va s'engouffrer.D'une grande honnêteté intellectuelle, Ce que j'ai voulu taire est le témoignage exceptionnel d'un des plus grands auteurs du XXe siècle, contraint de quitter un pays qui a nourri son oeuvre. Il éclaire aussi, par une réflexion résolument moderne, les paradoxes de la Hongrie et de l'Europe d'aujourd'hui.

Reviews

Ce n'est pas faire injure à Sandor Marai, journaliste polyglotte et lettré, honnête romancier des années 30-40, que de faire remarquer qu'il se répète beaucoup. Ce dernier livre de souvenirs reprend largement ses excellentes "Confessions d'un bourgeois", proche dans l'esprit d'un autre exilé, l'Autrichien Stefan Zweig ("Le Monde d'hier"). Bref, c'est intéressant...surtout si l'on n'a pas lu le précédent ni les "Mémoires de Hongrie"(parues précédemment) qui complètent en quelque sorte ce "cycle".De même, il y a toujours du plaisir à lire ses romans même si, là aussi, il répète, comme autant de variations, les mêmes thèmes et obsessions dans un schéma qui perd peu à peu de son originalité. La forme (dialoguée et littérairement réussie car porteuse de tension) adoptée pour "Les Braises" (1935) est ainsi reprise dans plusieurs récits postérieurs qui n'ont pas la qualité de ce petit chef d'oeuvre ("La Conversation de Bolzano", "L'Héritage d'Esther", "Divorce à Buda").Reste un esprit libre et droit qui a payé cher de ne pas être devenu fasciste sous Horthy ou communiste sous Rakosi. Ses pages sur l'exil sont très émouvantes.

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